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Œkonomia

Happy Birthday Flash Crash

L’année dernière, le 6 mai 2010, un événement très étrange s’est produit sur les marchés financiers, vers 21h (heure française) : en l’espace d’une vingtaine de minute, l’indice de Wall Street perdait plus de 10%...sans motif apparent ! Nous étions devant nos ordinateurs à ce moment là...

Quelques minutes plus tard, toutes les cotations en ligne avaient sautées... Des sociétés telles qu’Accenture, dont l’action cotait à l’époque aux alentours de 40 USD avant cet évènement, était soudain valorisée à 1 centimes de dollar en quelques minutes... La crise grecque battait son plein – les télévisions américaines se sont mises à diffuser en boucle des images d’émeutes en Grèce, avec des traders excités qui s’efforçait de trouver une explication à la panique engendrée. En vain. C’est ce qui fut appelé : le flash crash, le crash éclair.
Fort heureusement, quelques dizaines de minutes plus tard, les cours étaient remontés, presque à leur niveau initial. L’ensemble des transactions réalisées pendant ces minutes ont finalement été annulées. La responsabilité du flash crash a été finalement attribuée à une erreur humaine qui aurait entraîné une cascade d’ordres automatiques, passés par des ordinateurs – le fameux flash trading.
On sentait, sur les marchés, une certaine frénésie à l’approche de la date anniversaire du flash crash. Même les traders ont leurs superstitions !
Depuis le début de l’année 2011, comme vous le savez, nous avons eu une série de phénomènes d’ampleur, en apparente contradiction avec la réalité des fondamentaux économiques : mesurée en euro, les marchés européens sont les seuls marchés mondiaux à avoir enregistré des performances positives au premier trimestre... L’Europe est pourtant lanterne rouge de la croissance mondiale, avec un taux d’inflation qui dépasse sa croissance réelle... Et restait, comme nous le pensons encore, particulièrement vulnérable aux crises sur les dettes d’Etats des pays périphériques. En effet, la création de la monnaie unique a privé les Etats de la possibilité de créer leur propre monnaie. N’empêche ! Les dettes d’Etats ont été occultées en Europe, pendant ce trimestre, les marchés, et particulièrement les sociétés qui détiennent les dettes des Etats périphériques (les banques, et les assurances), ont enregistrée les plus belles performances dans ces marchés très bien orientés – dont nous n’avons malheureusement pas voulu suivre la belle course.
De plus, les prix des matières premières, y compris agricoles, ont connus une accélération impressionnante durant ces premiers mois, suite à l’ouragan El Nina, entre autre. La poussée de ces matières premières a accrue les pressions inflationnistes dans les émergents, et entraînée une correction presque constante de ces marchés durant les trois premiers mois.
Enfin, coté banques centrales : aux USA, l’impression de 105Mds USD par mois a amené un chute du dollar, accru considérablement la hausse les matières premières (rempart contre la baisse du dollar), et celle de l’euro (ces dollars ont trouvé là, de quoi s’investir ; en Europe, la BCE, face l’inflation (son contrôle est l’unique mandat de notre chère institution), a augmenté ses taux d’intérêts, en menaçant des les augmenter à maintes reprises si l’inflation devait se poursuivre, malgré la situation de détresse parfaite des Etats du sud de l’Europe... Ce faisant, elle attira encore plus de capitaux vers l’euro et les marchés européens, accroissant encore la baisse du dollar, cette dernière tirant encore vers le haut les prix des matières premières...Encore, et encore !
Notre prudence fondamentale nous a interdit de monter dans ce train, dont l’intensité n’avait pas le soutien des fondamentaux ; et, par souci éthique, nous n’avons pas souhaité investir dans les matières premières, en particulier agricole.
BIENVENUE SUR TERRE
Le 5 mai 2011, un discours était très attendu : celui de JC Trichet, président de la Banque Centrale Européenne – les marchés guettaient une nouvelle série d’augmentation de taux, pour la poursuite de la folle cavalcade.
Mais, rattrapé par la fragilité des Etats Européens du Sud et par le niveau de l’euro, terriblement
élevé pour la croissance de l’Europe, il a annoncé « une pause » dans la hausse de ces taux d’intérêts.
Et soudainement, le jour même, en quelques heures, le pétrole a perdu entre 12% à 20% selon les places de cotations ; l’euro a entamé une baisse brutale, qui l’a fait passé de 1.50USD à 1.41 USD en quelques jours ; le dollar s’est repris également. Il devrait continuer de se reprendre, puisque l’on a appris, hier, la fin, en juin, de l’impression massive de billets par la FED.
Retour sur terre...
C’était la veille de l’anniversaire du flash crash du 6
mai 2010.
STRATEGIE D’INVESTISSEMENT
Les indicateurs avancés que nous suivons nous indiquent un ralentissement, dans les mois qui viennent, de la croissance dans les pays développés (USA, Europe en particulier). La progression des matières premières devraient ralentir en conséquence. De sorte que nous pensons que le pic d’inflation sera atteint au courant du mois de juin dans les pays émergents.
Qu’est-ce que ça veut dire ? Une croissance moindre dans les pays développés, une politique monétaire qui va rester accommodante au-delà du mois du juin 2011 dans ces mêmes pays, est particulièrement favorable au développement de la consommation intérieure des nouveaux pays émergents.
La seule véritable ombre au tableau, est l’accroissement prévisible des incertitudes liées aux dettes d’Etats européennes, et, à partir du mois de juin, américaines.
MANDATS PATRIMONIAUX : Nous avons prudemment réinvesti notre portefeuille, nous nous sommes ré-exposés aux marchés émergents, quoique prudemment encore. Nous avons investi en valeurs défensive européennes – ces valeurs n’ont pas profité du rebond des marchés depuis 2009, elles distribuent des dividendes de près de 10% pour certaines d’entre elles, et constitueront une alternative aux investisseurs obligataires, à mesure que la dette des Etats de pays développés devient plus préoccupante. Enfin, nous avons diminué la sensibilité de nos portefeuilles au risque de change, et avons créé une poche sécurisée assez importante (environ 20% de nos portefeuilles), pour pouvoir investir en cas de situation spéciale sur les marchés. Enfin, nos investissements obligataires profiteront d’une dégradation de la situation budgétaire américaine : la solvabilité de l’Etat américain a été, pour la première fois, placée sous surveillance négative par Standards & Poors au courant du mois de mai.
MANDATS SPECIAL n°1 : Les conditions macro- économiques fondamentales, sont redevenues favorables à la croissance de la consommation émergente (baisse des matières premières, valorisation plus raisonnable de l’euro, baisse attendue de la croissance dans les pays développés).
Néanmoins, en raison des incertitudes liées aux dettes d’Etats, nous attendons le retour des investisseurs sur ces thématiques pour investir, et suivons les signaux de nos indicateurs. Le Mandat Spécial n°1 est donc encore sécurité.
En restant à votre entière disposition,

Christophe Brochard
Conseil en Investissement Financier agréé par l’AMF Chargé de cours en Master II – Université de Strasbourg

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